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Gagnez en qualité de vie, aérez votre logement 

Votre logement est cru, humide et peu sain ? Vous observez de la buée sur les vitres, ainsi que des points de moisissures dans certains recoins ?

Votre enfant est souvent malade et l’on vous prescrit un humidificateur alors que tout est déjà très humide ?

Pourtant, vous aérez tous les matins et tous les soir votre logement pendant 10 minutes.

Que faire ?

Votre situation est loin d’être une exception. Mieux, elle est explicable, et peut être nettement améliorée, en comprenant et en appliquant certains concepts très simples au quotidien.

L’essentiel de nos recommandations

      1. Ouvrez portes et fenêtres en grand, cinq à quinze minutes, matin et soir.
      2. Ouvrez la fenêtre de la salle de bain, à défaut la porte, après une douche.
      3. Couvrez les casseroles lors de la cuisson.
      4. Décollez d’au moins 5 cm les meubles des murs, aérez les armoires.
      5. Utilisez la ventilation de la cuisine à bas régime pour ventiler.
      6. N’aérez pas les caves ou locaux en sous-sol durant l’été.
      7. Faites tourner la ventilation des pièces sans fenêtres.
      8. Changez les filtres des ventilations tous les trois mois.
      9. Ne séchez pas la lessive dans votre appartement.

Une évolution dans les méthodes de construction

Autrefois, pour contrer le cru, sensation accompagnant les phénomènes d’humidité et d’air peu sain, les anciens utilisaient le feu de cheminée. Il permettait l’évacuation de l’air humide, ainsi que la hausse de la température ambiante.

Par la suite, les constructions ont évolué, en combinant des grilles d’aération à des jointures laissant passer l’air. Mais de nos jours, face à l’économie d’énergie, ces systèmes ont disparu. Ainsi, il n’est pas rare d’observer de la vapeur d’eau condenser aux angles des murs, soit les points les plus froids de l’habitation. Ces phénomènes liés à l’humidité relative peuvent mener à la prolifération de champignons ou d’acariens.

L’humidité relative

La clé de tous ces phénomènes est la compréhension du concept d’humidité relative. Derrière cette notion se cache la variation de la vapeur d’eau en fonction des températures.

Typiquement, l’humidité relative double si la température baisse de dix degrés, ou diminue de moitié si cette dernière monte de dix degrés. Par exemple, ouvrir les fenêtres lors de brouillards hivernaux, c’est faire entrer de l’air qui contient 100 % d’humidité à zéro degré. Réchauffé à vingt degrés, l’humidité relative descend à 25 %.

Inversement, un air estival contenant 80 % d’humidité à vingt-cinq degrés, passe à 100 % une fois abaissé à vingt degrés.

En un mot, la vapeur d’eau se transforme en eau si la température baisse. Pour contrer ce phénomène, il faut donc soit augmenter la température, soit diminuer son humidité.

Ainsi, la condensation sur les fenêtres peut être contrée par des volets qui créent un tampon entre l’air froid ou l’air chaud. Un radiateur placé sous une fenêtre a le même effet en hiver, en réchauffant l’air froid, diminuant ainsi sont humidité relative.

De même, la gestion de la température des parois permet de diminuer les phénomènes de condensation sur la structure du bâtiment.

Un hygromètre permet de contrôler le taux d’humidité de l’habitation. Dès lors, si le taux dépasse 65 %, il y a un risque de buée. Si elle se développe sur les vitres, c’est un indicateur qu’elle est aussi présente sur les murs.

Les taux d’hygrométrie idéaux pour un bâtiment se situe entre 30 % et 65 %. Au-dessus il y a des risques de moisissures, en dessous, de fissures et de fentes.

Comment agir au quotidien ?

En appliquant le concept d’humidité relative à des situations du quotidien, nous découvrons les réflexes suivants pour des situation de trop grande humidité :

Couvrir les casseroles lors de la cuisson, extraire la vapeur d’eau après le lavage, étendre le linge dans un endroit séparé des pièces occupées, ouvrir la fenêtre de la salle de bain après une douche, ne pas coller les meubles aux murs, aérer les armoires, etc… Bien entendu, si le logement est trop sec, on agit de façon inverse.

Enfin, il est bon de noter que l’usage d’humidificateurs ou de déshumidificateurs n’est pas vraiment pertinent. Si d’aventure un humidificateur devait s’avérer impératif, préconisez un modèle doté d’un hygromètre réglable. Il est toutefois préférable d’utiliser la ventilation de la cuisine à bas régime, par exemple, créant un mécanisme d’aération complet.

Comment aérer son logement ?

Avant toute chose, il ne faut pas confondre ventilation et aération. En effet, mettre en mouvement l’air, ne le renouvelle pas.

Pour qu’il y ait aération, il faut disposer de trois éléments : une entrée d’air, une sortie et un moteur. Ce moteur peut être un extracteur, une cheminée ou encore l’action du vent.

Ainsi, pour bien aérer son logement, en utilisant le courant naturel extérieur, il faut ouvrir les fenêtres durant cinq à quinze minutes, le matin lors du réveil, et le soir après 22h. L’air extérieur étant plus frais, il amène moins d’humidité à l’intérieur du logement, particulièrement en été.

Il faut toutefois éviter d’aérer les caves ou locaux en sous-sol durant l’été, afin d’éviter la condensation de l’air. Faire tourner une ventilation dans une pièce sans fenêtre, et en changer les filtres environ tous les trois à quatre mois est plus efficace.

Une aération bien menée permet non seulement de maîtriser l’humidité relative, mais aussi d’évacuer les polluants auxquels les enfants et les personnes âgées sont sensibles.

Quid de la pollution de l’air ?

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’air contenu dans nos habitations est cinq à sept fois plus pollués que l’air extérieur. C’est cette pollution intérieure qui occasionne les gênes que l’on attribue faussement à un air trop sec. Humidifier cet air contrebalance les effets des particules polluantes et irritantes, mais ne les retire en aucun cas.

Certes, les purificateurs d’air et les végétaux contribuent à la purification l’air, mais le plus simple restera encore d’ouvrir les fenêtres.

Pour toutes ces raisons, vous courez plus de risques en n’aérant pas votre logement qu’en ouvrant vos fenêtres. Bien sûr, vous laisserez peut-être entrer de l’ozone et des particules fines, mais le confinement dans votre habitat est bien pire. En effet, c’est une cause de l’augmentation d’humidité relative, de rétention des allergènes, de développement de moisissures et des polluants chimiques qu’on trouve dans une maison.

Quid des économies d’énergie ?

Afin d’éviter les pertes d’énergies, il faut chauffer son logement intelligemment. Si vous chauffez un air humide, vous êtes moins économique que si vous chauffez un air sec ou renouvelé. Un assèchement de votre air ambiant a également un impact direct sur votre isolation et vos maçonneries, ce qui permet de réduire les pertes d’énergies supplémentaires nécessaires pour chauffer une structure trop humide.

Toutefois, si vous entrebâillez votre fenêtre, en hiver, durant une longue période, le renouvellement de l’air est insuffisant et les murs sont durablement refroidis. Vous consommez alors jusqu’à 16 % de chauffage en plus.

Préférez ainsi l’ouverture ponctuelle de vos fenêtres, ou une aération mécanique, par extraction d’air. Vous êtes alors dispensés d’ouvrir les fenêtres en hiver. Une aération douce, limitera les pertes d’énergies.

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